Pour Guy Debord, la culture populaire est devenue un spectacle où nous sommes amenés à oublier nos inspirations pour adopter celles du système. Nous avons aussi perdu la proximité entre artistes et récepteurs. Je cite : « Le spectacle n’est pas un ensemble d’images mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images ». Mais qu’est devenue la culture populaire de nos jours, avec internet ? Ce phénomène a brisé la proximité entre celui qui fait le spectacle et celui qui le reçoit. De plus ce média nous éloigne davantage de la réalité.

En effet, maintenant tout le monde peut se créer un « profil » sur les réseaux sociaux et donner l’image qu’il veut en faire ressortir. Chacun peut donc s’imaginer l’image de n’importe quelle autre personne tout en étant « guidé » par des images toutes faites. Nos activités internet sont d’ailleurs recensées et peuvent servir à créer « une image de nous », de « nos intérêts », etc.

De ce fait, la culture populaire, de rue, disparait de plus en plus. Certains voient même d’un mauvais oeil les artistes que l’ont retrouve dans la rue. Et oui, certains penseront que ces artistes veulent leur porte monnaie ! Ce dont ils ont certes besoin pour vivre…quoique, un bon repas chaud et un foyer peuvent aussi faire l’affaire pour certains ! On est même parfois amenés à penser qu’ils sont mauvais puisqu’ils jouent dans la rue, ce qui n’est pas du tout vrai (ça me rappelle un violoniste concertiste qui avait fait le test de jouer dans le métro à New York, et où presque personne ne s’arrêtait pour l’écouter). Le lieu dans lequel l’artiste joue changerait-il l’image que l’on puisse avoir de lui ? Au moins sur le net, il reste caché derrière notre écran et nous pouvons lui ordonner d’arrêter à tout moment…

Cependant, nous voyons des plate-formes de financement participatif émerger de ces technologies. Cela permet à des artistes de réaliser leur projet sans courir partout à la recherche de financement ! Et même si ça reste virtuel, ça peut aussi financer des projets de culture populaire : de théâtre, de cirque, de musique, de sport, de soupes populaires, etc. Mais où sont donc passés nos bons vieux saltimbanques ? Peut être ont-ils plus de mal à vivre de cette manière de nos jours car nous préférons avoir l’embarras du choix derrière notre ordinateur ? Prenons le temps de nous arrêter écouter les gens, car c’est tellement bon de voir le public les artistes échanger ainsi que les sourires sur les visages d’une foule !